Gloire à toi, ô Maxime Valette

Oh mes amis, quelle gloire, quelle succès, quelle reconnaissance.

A la manière d’Alain Delon dans tout le Japon, je suis un dieu vivant dans ma rue.

Plus sérieusement, je voulais juste faire un petit billet pour vous montrer l’ouverture Maxime Valette, le mec qui a vaguement participé au site VDM. En effet, a été lancé, par @un_geek, un serveur IRC pour les gens de Twitter. Et Maxime Valette est sur Twitter, c’est donc tout naturellement que Maxime Valette participe à ce projet. Pour ma part, cela fait une paire de temps que je suis dans le monde d’IRC, donc je participe également à ce projet. Aux cotés de Maxime Valette. Oui, Maxime Valette.

J’y suis, car j’espère secrètement que Maxime Valette prononce mon pseudo. Genre, un rêve.

Rêve réalisé à l’instant même par Maxime Valette. Pour preuve (Maxime, c’est Maxime Valette, et DaPo, ben c’est moi) :

DaPo: Maxime, c’est toi Maxime Valette ? O_O
Maxime: ahah DaPo :D

Et voila comment en quelques instants votre vie bascule et que Maxime Valette a quand même le pouvoir, avec son influence et son accessibilité, de me changer ma vie.

Ah la vache, on se sent tout petit. Et si vous ajoutez à ça, ma présence sur Google, il va être difficile pour moi de ne pas choper la grosse tête. Mais je vais faire de mon mieux, promis.

Quelle journée.

Bon je vous laisse, je dois aller chercher un autre Kleenex, je vais certainement en salir un autre…

Merci encore Maxime Valette. Vraiment.

EDIT:

Maxime: t’as oublié un x à Kleenex

Maxime: sinon, OK

Maxime Valette aura donc visité mon blog au moins une fois. Quel honneur que tu me fais là, Maxime Valette. Merci Maxime Valette. Maxime Valette. Maxime Valette. Maxime Valette. Ouuuh.

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Journée / Soirée à Paris. Et oui.

Oui, tout est dit dans le titre. Journée au parc Albert Khane, à Boulogne Billancourt. Bon, c’est un parc, hein, avec de l’herbe, des arbres, de la flotte. Assez reposant, je dois dire. J’ai beaucoup pris de plaisir à prendre des photos là-bas.

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« Exercice de style »

Un mec pas vraiment serein dans sa tête, une question, une liste de mots qui arrivent. Les voici : suicide, panini-poulet, euuuuh, bouducon, énucléation, hauban, prolégomène, pourquoi, Vercingétorix, zoophilie, coupure, apopathodiaphulatophobie, bite, vert, @letourduweb (facultatif).
De la verdure devant moi, les gazouillis des oiseaux pour seule musique, cet article en tête, et c’est partit.

Il fait nuit. Je marche dans une rue sombre, sans vraiment penser au chemin que je prends. Je sais de toutes façons que j’arriverai à bon port. Et puis, je ne suis pas particulièrement pressé, n’ayant pas d’énucléation à faire dans les prochaines minutes…
Me voilà donc, marchant, n’écoutant que mes pensées que j’essaye de faire taire. Tequila aidant. Cette histoire est encore trop fraiche, j’essaye par tous les moyens de l’oublier, mais je dois me faire une raison…
Perdu dans ce genre de pensées, que j’aime associer à une prolégomène de mon histoire. j’aime me donner de l’espoir que ma vie prendra un meilleur tournant. Je suis comme ça. Lorsque je regarde ma vie, celle passée, celle à venir, je sais qu’elle est bien construite, avec des erreurs, des victoires, chacune de mes histoires sont des hauban qui m’ont toujours servies.

Bref, je marchais dans cette rue sombre. Soudain, j’entends un bruit. Un chuchotement. J’arrête de marcher. Ces chuchotements se précisent, pour se transformer en pleurs. Qui viennent du trottoir en face, à 50 mètres. Je décide de m’avancer, genre je n’ai pas entendu. Je dépasse le bruit, qui est maintenant 5 mètres derrière moi. Effectivement, des pleurs. D’une jeune fille, qui, sous ces larmes, cache un très jolie visage.

N’ayant pas toute ma conscience, je décide de faire demie-tour, et de voir ce qui attire tant mon attention. Je la vois alors, la tête dans ses bras, posés sur ses genoux, se laissant aller à son chagrin. Elle est vêtue d’une telle manière qu’on dirait qu’elle est sortit de chez elle en claquant la porte. Je m’accroupie, et entame la conversation, avec l’assurance d’un panini-poulet. Ca donne ça :

« Euuuuh… Mademoiselle… »
Elle lève la tête, me regarde avec ses yeux embués, comme pour m’inviter à continuer. Ce que je m’applique à faire :
« Excusez moi de vous déranger, mais je vous entendais pleurer, et… »
« Et quoi ? »
Ton cassant. Tranchant. Mais je décèle une fierté que j’apparente à celle de Vercingétorix qui refuse de s’humilier devant César. Elle en veut à la terre entière, n’a pas envie d’être dérangée. Mais je tente quand même de continuer, juste pour voir :
« Et j’aime pas entendre les gens pleurer, encore moins quand c’est une jeune fille qui devrait plutôt profiter de la vie que d’être là, à 4h du matin, pleurer sur son sort. »
« Qu’est-ce que ça peut te foutre ? »
Elle m’envoie sur les pâquerettes, mais dans ses yeux, je vois clairement que son visage m’envoie chier, mais que ses yeux n’attendent qu’une chose : que je continue. Mon silence, je pense, serait pire qu’une coupure d’une lame qui aurait servit à un quelconque suicide. Donc :
« Ca peut me foutre que je passe par là, et que je suis étonnamment d’humeur à vouloir parler à une parfaite inconnue qui n’a pas l’air dans son assiette. »
« C’est pour tenter de tirer ton coup, hein ? Toi aussi, tu as une bite à la place du cerveau ? Comme tous les autres, de toutes façons, tu ne penses qu’à me serrer, et merci bonsoir ! »
Elle remet sa tête dans ses bras, se remet à pleurer de plus belle. Je reste là, à la regarder. Je pense au pourquoi elle pleure. Encore un enfoiré, à tous les coups. Quelqu’un qui n’est pas pour elle. Quelqu’un qui a osé faire du mal à cette jeune, qui a l’air d’être déjà bien écorchée par la vie. Elle relève un peu la tête, on se regarde, yeux dans les yeux.
« T’es encore là. »
« Je suis encore là. »
« Je t’ai pas dis de dégager ? »
10 secondes de blanc. Je scrute ses yeux, son âme. Je n’ai pas tant l’impression qu’elle veuille ne plus me voir.
« Non, mademoiselle. Mais si vous en avez réellement envie… »
Je commence à me lever. Soudain, sa main jaillit, attrape la mienne, la serre fort. Bouée de sauvetage.
« Non, reste ici… »
Je me remets en face d’elle, assis. Sa main toujours dans la mienne, qui me serre, toujours fort. Comme une petite fille de 10 ans, complètement perdue.

Un contact physique. Ca sera d’autant plus facile.
Un silence s’installe, elle semble remettre un peu d’ordre dans ses idées. Je lui laisse le temps, je ne suis pas particulièrement pressé. Elle prend une inspiration.

M’explique tout son désarroi. Pourquoi elle en est là. Pourquoi elle est si écorchée. Beaucoup plus que je ne l’aurai cru. Elle déballe son flot de paroles, ininterrompus, avec une conviction qui me met mal à l’aise. Elle en dit plus que je l’aurai voulu. Plus qu’elle-même ne l’aurai voulu. Elle finit son pamphlet, nous nous regardons dans les yeux. Ses yeux me scrutent, guettant la moindre réaction, comme un défis. Le défis de pouvoir encaisser ce qu’elle vient de me livrer. Je relève le défis. Lui donne les explications dont j’ai le secret, ces explications que mes plus proches viennent chercher en cas de dérive. Mes explications qui remontent le moral. Mes explications qui, au milieux d’une tempête, font penser à une prairie bien verte, apaisante. Son petit sourire, au fil de mes explications, me prouve que j’ai relevé son défis. Et mon propre défis.

Celui de lui parler de la vie, de la religion, philosphie, psychologie, mais pas de zoophilie, une heure durant, sans interruption. En prenant toujours les bons mots. Pas ceux qui font peur, ceux qui rassurent. Pas ceux qui font rire comme bouducon, ceux qui font reflechir. Pas ceux qui font peur, que les gens mettent pour se donner une consistance, comme apopathodiaphulatophobie, mais des mots qui rassurent.

Je finis de parler. Elle me regarde, avec un incroyable sourire. Ce genre de sourire capable de me faire chavirer. Mais c’est pas le moment. Je reste concentré, je la regarde dans les yeux. Je regarde mes mots la faire réfléchir, lui remettre du baume au coeur.

Toujours main dans la main.

Une bouée de sauvetage accrochée à une autre.

(Merci @letourduweb.)

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