Les futurs maîtres de Twitter

N’en déplaise aux… Gens (on va appeller « ça » comme ça, histoire de ne pas froisser) qui… Utilisent Twitter comme « bon leur semble » (cf la fin de mon article « Les tendances de Twitter en 2010 » à base de popopopop « ouiiiiii, non, gnagna, Twitter, c’est ce qu’on veut en faire ». Cette base, cette définition de ces GENS n’a pas atterri dans l’oreille d’un sourd. En effet, nous voyons beaucoup de gens débarquer sur Twitter, confondant leur skyblog avec ce merveilleux outil d’information en direct qu’est Twitter. Faisons comme en 39-45 et cataloguons les gens selon non pas leur couleur de peau ou leur religion, mais par ce qui fait qu’ils sont sur Twitter : leur âge, et, pourquoi pas, leur catégorie sociale.

Les mamans sur Twitter : ce merveilleux fléau.

Les mamans sur Twitter sont exactement ce que je répugne/fuis le plus sur Twitter. Basiquement, la maman type sur Twitter, c’est la maman qui reste chez elle pour élever son enfant (ce qui, en soit, et très honorable, rien à dire là dessus) mais n’a rien d’autre à faire que d’explorer l’INTERNET, et, embrigadée par d’autres mamans-Twitter, se créer un compte Twitter. Avec de très bons arguments, genre, « on a une COMMUNAUTÉ de MAMANS sur Twitter, Twitter tu en fais ce que tu veux, c’est trop cool ». Du coup, le virus s’étend et s’étend, pour trouver au final des personnes complètement dénuées d’intérêt. Ainsi, nous avons le droit à des merveilles issues de Skyblog. Florilège :

  • Noa dans son bain, tente de reproduire le #CoinCoin de son canard <3 ! #bebedamour
  • Bonjour mes followers adorés ! Vous avez passé une bonne nuit ?
  • Fête de village… superbe ambiance! Je vous laisse imaginer le reste… #CestCaLaFrance
  • Je sens qu’avec mes méchancetés je vais perdre des followers mdr mais c juste qu’aujourd’hui c le jour du saigneur ;)

En quoi ces mamans Twitter vont-elles devenir les prochains maîtres de Twitter ? Parce que les mamans, il y en aura toujours, de plus en plus jeune, de plus en plus « 2.0″, de plus en plus dans l’air du temps. N’en déplaise à Twitter et ses serveurs en carton, attendons-nous à ce que Twitter, au même rythme que Facebook, devienne une nouvelle mode, un nouvel espace de conversation communautaire assaillit par des personnes qui n’ont aucun remords à te sortir leur seul argument : « Twitter, il n’y a pas de définition : on en fait ce qu’on veut. Twitter, c’est ce qu’on veut.« .

Pendaison.

Et puis, non contentes de nous faire partager ces petits moments de bonheur avec leur progéniture, elles nous racontent leurs vies peu trépidante à travers un blog, les « BLOGS MAMANS », dont je ne parlerai pas ici, vu que ce n’est pas le but de l’article. Limitons nous à Twitter.

En soit, elles n’ont pas tort : c’est chiant d’élever un môme qui gueule partout (sauf moi, moi, n’en déplaise à ma très sainte maman, je ne braillais pas. Et oui. Je me rattrape maintenant o/), mais twitter est là pour trouver un certain réconfort qu’elles n’ont pas dans la maison, vu que personne ne vient les visiter (oui, un gosse, c’est chiant, même pour les autres). Elles se construisent donc une communauté, des amis de Twitter, pour avoir des amis certes virtuels, mais des amis, à qui raconter les petits potins, les petites histoires de leur progéniture. Et, accessoirement faire la maman sur Twitter.

« Alors là, moi je meurs, hein. » A la façon d’un Luchini chez un couple d’amis.

Les pouffiasses venues de Skyblog.

Pire qu’un fléau. Une réalité. Et oui. Ce sont ces petites qui vont nous payer nos retraites. Alors, clairement, débarquants de Twitter, ces petites attardées viennent tout droit d’un autre épicentre de ce virus qu’est Skyblog, quasi-créateur de la bestaàààh et autres kikoololeries qui font tellement défaut à l’image de la jeunesse française. Cette réalité s’envenime également grâce à Justin Bieber, autre pucelle de 14 ans qui est élevé au rang de Dieu pour ces petites névrosées qui, au final, s’inscrivent sur Twitter pour suivre Justin Bieber. Acte tout à fait honorable en soit, comme les mamans-Twitter, elles sont fans, elles sont jeunes, s’en foutent de tout. Mais ce qui fait leur force, c’est cette communauté hyper-soudée qui progresse et se répend. Hyper soudée, car dès qu’une de ces poufiasses tweet un truc qui semble être utile, il est immédiatement retweeté par les dégénérées de sa communauté. Plus il y a de RT, plus elles ont de chance de finir sur la homepage de Twitter.

N’en déplaise aux acteurs déjà présents depuis longtemps sur Twitter, cette jeunesse, en plus d’être complètement détraquée dans la vraie vie (putain de jeunesse, va), est complètement hérétique sur Twitter. Un simple tour ici pour vous faire à l’idée.

La conclusion qui va bien

Prenez conscience de cette naïveté ambiance, réveillez-vous vite, et arrêtez d’être ce que vous êtes.

De rien.

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A Serbian Film

Ce qui va suivre là est le premier et le dernier article que je fais concernant un film. Cet article n’est pas là pour critiquer ledit film, mais plus pour en parler. N’en déplaise à mademoiselle (oui, la fameuse), qui voulait le regarder avec moi, je vais lui imposer qu’on en parle, que je tâte le terrain, se déclarant elle-même sensible. Enfin bref, j’y reviendrai. Egalement, éloignez les gosses, je vais être assez cru dans mes mots, raconter ce qu’on peut voir dans le film, sans pour autant dévoiler les moments clefs. Accrochez-vous.

J’ai entendu parler de A Serbian Film en premier lieu chez Blackroom, une web-chronique cinématographie que j’avais présenté sur NextBuzz.net. Présenté de cette manière (que je vous conseil vivement de voir, histoire de vous mettre dans l’ambiance du délire.
Ensuite, déception étant faite, je me suis rabattu à écouter pendant des heures la superbe musique (Dubstep <3) qui ne prend tout son sens qu’à la fin du film.
Mais tadam, un coup de google, les bons mots clefs, 2h de torrent plus tard, et on en parle plus.

A Serbian Film

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« J’ai tout mon temps »

Il y a beaucoup de choses gênantes que j’aime faire. Gênantes, jamais pour moi, mais toujours pour la personne en face de moi. J’aime créer des situations gênantes, embarrassantes. Coller le nez de quelqu’un dans sa propre merde, et voir comment il va se débattre. Prendre ses arguments, réfléchir à toute vitesse, lui donner un contre argument, noyé de ma façon de dire piquante, appuyer là où ça fait mal. Et voir, dans les yeux de la personne, se dire que non, elle n’y arrivera pas. appelez ça comme comme bon vous semble : sadisme, pourriture, sers à rien, puérile, pourquoi pas. Moi je préfère « cynisme ».

La dernière fois que j’ai pu m’adonner à cet exercice, c’était un soir. Je pense que je m’en rappellerai longtemps. Fin de soirée, l’alcool a coulé à flot, je me rentrais chez moi, sans penser à rien de particulier. Enfin, j’étais dans mon monde, comme d’habitude. J’avais décidé, pour je ne sais quelle raison, de m’arrêter, 5 minutes. Me griller une clope, profiter de la nuit, du calme de cette ville, du silence. Et de ces merveilleux bancs sur lesquels on est bien assis.

Silence troublé par quelqu’un s’approchant de moi. Timidement. Avec une détermination mal assurée. Je regarde cette personne qui s’approche, me fait un sourire. Cette personne a mon âge. Nous nous dévisageons mutuellement. Elle essaye de me sourire, je reste de marbre. Ca met parfois les gens mal à l’aise, et je le sais. J’en joue. Et ça marche. Cette personne emprunte une voix calme, me salue. Je ne bouge pas, pour appuyer le malaise. Elle commence les banalités d’usage, pour essayer d’instaurer le dialogue. Me dit qu’il fait bon, qu’on a de la chance qu’il ne pleuve pas, me dit où se trouve son habitation, me donne la raison de sa présence en ces lieux. Je ne réponds toujours rien, je me contente de regarder. Regarder cette personne qui essaye de se débattre.

Elle s’assoit alors à côté de moi, me demande si j’ai une cigarette, je lui en donne une. Elle s’assoit confortablement, le regard devant elle. Je regarde dans la même direction, pour la laisser respirer. Elle continue ses banalités, que j’associe assez vite à tentative de sortir de son malaise que je lui impose, comme pour se rassurer. Commence à me raconter pourquoi elle aime ce lieu. Puis pourquoi elle aime cette ville, ses habitants. Ce qu’elle fait comme études, me parle un peu de sa classe, de ses amis. Puis de sa famille. Je dénote un changement dans le ton de sa voix.

Je ne comprends pas pourquoi cette personne me déballe sa vie, comme ça. J’en ai tellement rien à secouer, finalement. Ayant déjà la mienne à gérer… Mais je l’écoute quand même. Me déballer sa famille. Puis ses problèmes familiaux. On en a tous. Elle revient à ses amis, me parle de la personne avec qui elle partage sa vie actuellement, m’en dresse un tableau complet. Elle me parle inévitablement de ses projets de vie, comment elle se voit plus tard. Cette personne se met à nue devant moi, déversant son flot de paroles. Je l’écoute, plus ou moins attentivement, ne voyant pas où elle veut en venir. Même si je vois que quelque part, se cache une grande tristesse.

Cette personne continue de me parler, de tout, de rien, de ses joies, de ses peines, de ses espoirs, de ses craintes, de ses victoires, de ses ennuies, me déballe sa vie. Avec un air enjoué, bon-enfant. Sans jamais me regarder. Se cachant un petit peu, pour ne pas que je puisse voir les larmes qui coulent sur ses joues, que je ne puisse pas voir cette peine immense qui la submerge au fur et à mesure qu’elle me raconte sa vie joyeuse.

3 cigarettes plus tard, cette personne me regarde, les yeux rouges, des yeux qui ont beaucoup trop pleurés. Des yeux qui en ont trop vus, qui n’ont jamais demandés d’en voir autant, qui n’auraient jamais dû en voir autant. Elle se penche vers moi, pour murmurer à mon oreille cette phrase qui restera, je pense, gravée dans ma mémoire un bout de temps. Cette phrase qui me prouve que je ne m’étais pas trompé à son compte. Cette phrase qui résonne dans ma tête, encore aujourd’hui. Cette phrase remplit d’une immense tristesse.
« J’ai vu mon meilleur ami mourir sous mes yeux à 12 ans. Est-ce suffisant pour que vous me croyez ? ».
Elle se retire. Se lève. Repart, comme elle est venue : dans l’ombre. Me laissant là.

Seul.

Avec mes larmes.

N’ayant rien demandé à personne.

 

 

 

Merci à Rizwan.

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