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A Serbian Film

Ce qui va suivre là est le premier et le dernier article que je fais concernant un film. Cet article n’est pas là pour critiquer ledit film, mais plus pour en parler. N’en déplaise à mademoiselle (oui, la fameuse), qui voulait le regarder avec moi, je vais lui imposer qu’on en parle, que je tâte le terrain, se déclarant elle-même sensible. Enfin bref, j’y reviendrai. Egalement, éloignez les gosses, je vais être assez cru dans mes mots, raconter ce qu’on peut voir dans le film, sans pour autant dévoiler les moments clefs. Accrochez-vous.

J’ai entendu parler de A Serbian Film en premier lieu chez Blackroom, une web-chronique cinématographie que j’avais présenté sur NextBuzz.net. Présenté de cette manière (que je vous conseil vivement de voir, histoire de vous mettre dans l’ambiance du délire.
Ensuite, déception étant faite, je me suis rabattu à écouter pendant des heures la superbe musique (Dubstep <3) qui ne prend tout son sens qu’à la fin du film.
Mais tadam, un coup de google, les bons mots clefs, 2h de torrent plus tard, et on en parle plus.

A Serbian Film

Déjà, ce film est Serbe. En soit, ça ne veut rien dire, c’est juste que je pense que le cinéma Serbe n’est pas tant connu du grand public. Mais là, ils frappent forts : on parle du film le plus hardcore de sa génération (oui, ce sont les mots de Julian dans sa chronique, et alors ?), et je ne peux qu’approuver ces dires.

En soit, c’est l’histoire d’une ancienne star du porno serbe qui reprend le métier à la demande d’un réalisateur un peu spécial, qui tourne un film au complet. On apprend au fil de l’histoire que ce réalisateur prend toutes les dérives sexuelles (quand je dis « toutes », c’est toutes. Sans exception. Du plus soft, au plus hard. Je ne tiens pas à en dire plus, ça risquerai de ne pas vous faire vomir quand vous le verrez) pour les mettre dans un film qu’il qualifie lui-même d’artistique. Et notre ancienne star, père de famille, tourne ces scènes, et n’en connait pas le scénario avant de les avoir tournées. Ce qui fait qu’on est aux côtés de l’acteur, nous découvrons le film en même temps que lui, de nous mettre à ses cotés, et ainsi pleurer autant qu’il peut le faire.
Bref, vous voyez le délire.

Niveau tournage, j’ai eu un oeil attentif au cadrage, aux lumières, etc : tout est fait pour qu’on arrête de respirer aux moments les plus durs (peu de couleurs, pas de musique pour les scènes les plus dures) ou nous faire pleurer (beaucoup de couleurs, caméra qui se déplace très lentement, une chansonnette de maman pour seul fond, plus la caméra monte, plus on nous montre l’horreur qui, au final, nous saute à la gueule).

Niveau musique en elle-même, toute la musique tourne autour de cette musique que j’affectionne tant : c’est toujours la même base, mais jouée avec des instruments différents, qui donnent une ambiance différente à chaque fois; ambiance prononcée, qui nous poigne la gorge en même temps que les images. Un pur régal cinématographique, en soit.

Niveau histoire en elle même… Je sais. J’aimerai le résumer de cette manière : au début, tu te dis, « ouais, ok, allez, une scène de porno, à d’autre, hein ». Ensuite t’en arrives à un viol. Puis à de la torture. Puis à une scène porno + torture. Puis un viol d’ordre homosexuel sous excta. Puis. Puis. Puis.
T’arrives à la fin, t’as vu les pires atrocités, tu te dis « ouais ok, le mec, clairement, il va s’arrêter là ». Ok, il s’arrête. Mais ça reprend. Et t’imagines la suite. Et ça la fout mal. Si t’es un vrai sensible, tu reprends ta respiration normale, tu te lèves, tu vas dégueuler un coup, te passer de l’eau sur la gueule. Si t’es un peu moins sensible, tu te sens mal. Vraiment mal. Moi j’ai la chance de ne pas être hyper sensible, mais je suis quand même mal. Mais c’est un film à voir.

A voir, certes. Déjà, pour avoir eu l’audace de vaincre la sorte de nuage de peur que tout le monde met autour de A Serbian Film (nuage justifié auquel je contribue), avoir eu l’audace de ne pas vomir ses tripes pendant le film (au moins, attendez la fin, bordel). Mais à ne surtout pas mettre entre les mains de tout le monde. Vraiment. Si vous êtes vraiment sensible, abandonnez l’idée de voir se film, à moins d’être maso.

Pour en revenir à mademoiselle, pour l’instant, A Serbian Film, clairement, c’est non, la sachant sensible. Même pas la peine d’y penser.

Voilà. Donc, pas de critique à proprement parler sur ce film, juste comment je l’ai ressenti.

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10 commentaires pour “A Serbian Film

Ça à l’air d’être un peu la relève de Cannibal Holocaust, même « nuage de peur » autour. Sinon je ne suis pas super fan de dubstep, mais le morceau linké dégage une sale ambiance sympa genre youpi allons faire la fête avec les bisounours. Une bonne mise en bouche avant de se mater le film.
Un film que je ne verrais pas sauf si un éclair de folie traverse ma tête, vomir ne me fait pas peur (vive les cuites), mais juste que ça ne me branche pas plus que ça.
Bon je m’arrête la j’ai Twilight à voir moi.

Je voulais me coucher tôt ce soir. Tu foires tout mes plans. C’est parti pour trouver le film et le mater…

GuillaumeNatas a fait un article sur son blog, et file des liens megaupload :)

Je sais, j’avais aussi lu son article mais j’avais zappé le film depuis. Encore 50 minutes de téléchargement. DDL de merde. Je le regarderai demain matin avec mes tartines de Nutella.

Je parle pas niveau hardcore des scènes, n’ayant pas vu je ne peux comparer, mais seulement sur l’ambiance malsaine que dégage le film avant même qu’on est pu le voir. Ce n’est pas le même degré, mais c’est le même genre de commentaire que l’on retrouve « regarde-le dans tes chiottes, tu vas dégobiller ton jambon et tes pates », « à ne pas mettre dans toutes les mains ». Ce genre de chose.
Certes à l’époque ou j’avais ce genre de commentaire j’étais qu’un branleur en début de lycée (ça date) donc la maturité a évolué tout comme le degré de violence.
Je ne sais pas si je me fais comprendre, il est, tard pardonnez, moi.

Dans l’ordre, il faut regarder Cannibal Holocaust, Salo ou les 120 journées de Sodome, puis A Serbian Film.
J’ai quand même réussi à enchainer A Serbian Film et les 120 journées de Sodome… (Après A Serbian Film, je me suis dit que plus rien ne pouvait me choquer. Je pense que j’avais raison.).

« Cannibal Holocaust », y’a des scènes choquantes mais on a le temps de respirer entre chacune. Passe bien au final.
« Les 121 journées de Sodome », il y a des scènes où on arrête carrément de respirer, et personnellement, j’ai trouvé la fin tout simplement monstrueuse… mais on est pas encore au niveau de « A Serbian Film ».
« A Serbian Film », c’est le film qui suit une gradation sur l’échelle de la dégueulasserie… J’ai failli fermer VLC lorsque j’ai deviné ce qui allait se passer dans la scène sexuelle finale, et surtout lorsque je réalisais de plus en plus que j’avais bien deviné (oui, parce que forcément, je n’ai rien fermé du tout…). Par contre, il y a eu une scène un peu LoLante peu après; heureusement, ça permet de se remettre un peu les idées en place: indices pour la scène dont je parle, pour ceux qui l’ont vu : « borgne » ;) (oui, moi ça m’a fait marrer ^^)

C’est le genre de film dans lequel je ne suis pas plongé au point de rendre mes derniers repas, mais j’admets que l’ambiance est clairement vomitive. A Serbian Film est à la première place sur ce podium des films malsaints, qui mettent mal à l’aise alors qu’on sait pourtant que ce n’est qu’un film.

Je suggère la présence d’un seau ou d’une bassine sur les genoux des personnes sensibles qui seraient tentées de regarder le film jusqu’au bout (Plusieurs sacs vomitoires peuvent aussi convenir).

Je viens de regarder le film et j’suis vraiment déçu.

J’ai trouvé The Human Centipede beaucoup plus choquant que A Serbian Film (ASF). Pourquoi ? Dans The Human Centipede, le côté scatophilique me dérange totalement et m’a vraiment donné des hauts le cœur. J’ai eu la même sensation pour Salò ou les 120 Journées de Sodome. C’est quelque chose qui m’écœure totalement.
ASF est au final un grand milk-shake de déjà vu.
Torture ? Hostel ou Saw.
Viol ? Cannibal holocaust ou Salò ou les 120 Journées de Sodome
Pédophilie ? Salò ou les 120 Journées de Sodome.

En gros, le film était totalement plat pour moi. J’ai tout fais pour me mettre dans l’ambiance, j’ai réussi à rentrer dedans mais ce n’est pas aller au delà. Tant mieux me direz-vous si vous avez vu le film.
En faite, grâce à ce film j’ai compris que seuls les films à suspense et d’horreur me font flipper. Comme par exemple Paranormal Activity, j’en avais des sueurs froides, presque.

Pour ASF, on sent tout de suite que c’est totalement gratuit, idée confirmée à la toute dernière scène. C’est irréel. C’est trop.
Du coup, les âmes sensibles qui n’ont jamais vu de sang, étaient dans un abatoire ou vu de grosses bastons, c’est clair qu’ils peuvent passer leurs chemins. De mon côté, j’ai rien ressenti à part ce côté malsain et glauque. Une fois le film lancé dans ses atrocités, j’ai rapidement deviné l’issue du film et c’est vraiment dommage.
J’attendais un peu plus de « BOOM » qui sortent de nul part mais qui en même temps est tellement attendu et qui fait sursauté la nana devant vous au cinéma. (Je suis souvent « cette nana » devant vous »), au final rien.

Pour moi ce sera un 4/10 pour l’effet « gore » et l’ambiance glauque qui est bien présente.

Et non, ne vous en faites pas, je vais très bien psychologiquement, d’ailleurs ce serai bien de voir des commentaires de personnes ayant eu la même réaction face au film, si c’est le cas, signalez-vous :)

Euh mais sinon, pourquoi vous regardez ça?
Non sérieusement, je suis réellement curieuse. Je ne comprend pas trop.

Comment, or gtfo !