Mademoiselle, si vous pouviez juste arrêter de croiser mon regard comme vous le faite parfois, ça m’arrangerait beaucoup. Non pas que ce soit désagréable. Bien au contraire. Juste qu’à chaque fois, j’ai l’impression que vos yeux me fouillent de tout mon intérieur. Ça me met mal à l’aise. Vraiment.
Non, c’est vrai. A chaque fois que nos regards se croisent, c’est assez pénible. La première fois, c’était dans le bus. J’étais paisiblement en train de discuter avec un ami, de tout et de rien. Vous vous êtes mise juste en face de nous, anodinement, musique dans vos oreilles. Puis nos regards se sont croisés.
Et j’ai eu soudainement presque peur. Non pas la peur au sens littéral du terme. Disons plutôt que j’étais mal à l’aise, comme précédemment dit. J’ai vraiment eu l’impression de recevoir comme un choc, rien qu’avec votre regard. Sans que vous ne disiez quoique ce soit, sans que ce soit volontaire. J’ai tout de suite détourné mon regard, et j’imagine que vous aussi. Je dois dire que vous m’avez littéralement déstabilisé, ce qui est assez dérangeant, surtout pour la conversation que je tenais avec mon ami, qui était relativement sérieuse.
Mais une peur quand même. Ca m’a remonté des souvenirs qui ne datent pas d’il y a si longtemps, encore un peu douloureux, je dois l’avouer, que je m’efforce d’oublier. Mais que voulez vous, le subconscient, tout ça.
Bref, nous sommes descendu au même arrêt, tous les 3. Vous êtes partie comme une flèche, devant nous. Je vous ai imaginé pressée. Mais à une distance de 5 mètres, vous m’avez quand même entendu dire quelque chose de drôle. Vous vous êtes alors retournée, vous avez re-croisé mon regard, et vous m’avez fait un grand sourire, plein de vie, avec des yeux très pétillants comme j’en ai rarement vu.
Et vous m’avez encore déstabilisé. Mais beaucoup plus que la 1ere fois. Cette fois-ci, j’ai eu le droit à votre sourire PLUS votre regard. Très déstabilisant, disais-je.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte du pouvoir que vous avez. Non, réellement.
Je préfère m’en arrêter là, mademoiselle. Je ne compte pas faire l’éloge de votre prestance naturelle qui fait que ce n’est pas que grâce à votre physique gracieux que vous êtes plaisante à regarder. Ni celle de votre voix, tellement simple, posée, qui rajoute une note de musique à cette merveilleuse partition. Ni du fait que je trouve que vous ayez des cheveux superbes. J’imagine que même dans votre simplicité naturelle, il ne saurait en être autrement.
Voilà, mademoiselle. C’est tout ce que j’avais à vous écrire, ici et maintenant.
Dapo, loveur du bus.
Représente.
Toi, comme t’es là, t’as envie de baiser.
On ne peut donc pas s’éblouir de la beauté d’une jeune demoiselle sans qu’un gros lourd fasse une bonne réflexion d’ado boutonneux. Je note, je note.
Sinon il y a des fautes d’orthographe et de syntaxe. Mais ça c’est le style urbain, c’est « freestyle », c’est juste l’émotion à fleur de peau ! Je comprends.
J’ai l’impression que mon français décline de jours en jours. Ca me fait limite peur.
Bon, j’ai relu l’article, j’ai corrigé des trucs qui piquaient les yeux, effectivement.
Promis, je vais prendre l’habitude de me relire quand j’écris un article. :3
C’est qui le loveur maintenant ? Hein?!
Très bel article, comme tous les autres, je suis vraiment fan de ton blog
Merci. :3
C’était juste une touche d’humour, je trouvais que ce commentaire contrasté bien avec le ton du texte. Enfin bref.
Sinon je ne sais pas si c’est moi (apparemment oui vu les autres commentaires), mais je trouve le style très old-school (pour ne pas dire vieillot). Ce style fait il encore recette au 21éme siècle?
Alors là, j’en sais rien. J’écris comme les mots me viennent, sans vraiment essayer de copier un quelconque style. J’écris ce que je pense au moment présent, quoi.
Quant-à la « recette », j’en sais rien non plus, et ça ne m’intéresse pas. J’écris ce genre de textes d’emofag pour moi, pour que ça me plaise, et je le publie sur mon blog. Après, ça plait ou non, peu m’importe. Ceci dit, je dois avouer que je préfère que ça plaise plutôt que le contraire.
Style « old-school », ça dépend d’où tu places ton « old-school » (parce que ce terme n’aucun sens en littérature, en fait). Je ne crois pas qu’on puisse parler de style en ce qui concerne ce texte. Si c’était le cas, je n’en reconnais (malheureusement ?) aucun à la lecture de ces lignes. Mais comme apparemment non, alors tant mieux.
« LA FILLE DU BUS » AH HEIN.
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