Il est 2h56.
Tant bien même m’être couché relativement tôt (23h, par là), impossible de trouver le sommeil. Elle est encore beaucoup trop présente dans ma tête. Impossible de me détacher des images qui arrivent par vagues, de ces souvenirs passés ensemble.
Je me suis fait une raison à propos d’elle. Juste ces images qui reviennent. Les souvenirs. Ineffaçables. Pour le moment.
5 semaines que c’est finit, 5 semaines que non, je n’oublie pas ces moments passés ensembles. Doux moments. 5 semaines que je me demande, encore et encore, pourquoi elle a fait ce choix.
Le plus simple étant de mettre ça sur le compte de la logique féminine.
Bref, à défaut de ne pas (re ?)noyer mon chagrin dans l’alcool (t’façons, j’en ai pas, comme ça, c’est réglé), j’prefère travailler ma soutenance de vendredi.
[...]
Je viens de finir le powerpoint. Enfin, le gabarit. J’en ai profité pour me rappeler ce que j’allais exactement dire. Je tiens environ 5 minutes et 40 secondes. Un peu trop. Tant pis.
Il est 3h30, l’envie de dormir qui ne vient pas. Elle est encore présente. J’ai son odeur en tête. Le plus dur à oublier. Et sa façon de me regarder. Ou son sourire…
J’ouvre facebook, je regarde de profil en profil. Forcément, un tour sur le sien, histoire de bien me faire du mal. J’ouvre Twitter, rien d’intéressant. Je lis 2 3 articles… Rien à faire.
Retour sur facebook, une petite vidéo que je viens de trouver sur youtube. Un mec de ma classe qui commente, arrive sur MSN, rigolons de notre insomnie commune. La conversation commence. La soutenance. Où on en est, je l’aide à faire un truc sur leur site.
Il lâche son prénom, il est dans son groupe de projet. Alors, nous venons à parler d’elle. Entre temps, j’ai ouvert Spotify. Elisabeth Leonskaja interprétant les Nocturnes de Chopin m’accompagne dans cette nouvelle vague de souvenirs qui affluent.
Et là, il m’écrit une phrase. Une seule phrase.
« C’est pas mentir de te dire que t’en verras d’autres. Mais seulement, tu les verras pas (les autres) si celle-là est encore dans tes rêves. Tu vois le kiff ? »
Je me prends ça assez violent dans les dents. Et ça fait du bien, je dois dire.
Il est 4h09. Elle est toujours dans un coin de ma tête. Toujours pas l’envie de dormir.
Nous parlons de Donjons et Dragons 4. Une promesse sous-entendue de se faire une soirée sur ça, histoire de voir ce que ça donne. Il est « MJ », j’imagine, « maitre de jeu ».
4h10, il me demande ce que je fais. « J’écris un truc sur mon blog. Sauce émo. »
Le temps de finir d’écrire cet article, et je lui file le lien.
Pile quand la Nocturne No.15 in F minor Op.55 No.1 commence (ma préférée, au demeurant, surtout le début), il revient sur elle, me demande si ça me fait chier/mal de la voir tout les jours.
Non.
Un peu quand même.
Mais, lui réponds-je, je suis content qu’on soit amis, j’aurai surement pas supporté qu’on ne se parle plus ou autre. Il voit le délire (mon expression, ça.), et moi, j’arrête cet article.
Je te comprends mecton ! Je suis passé dans cette spirale infernale ou quoi que tu fasses elle est toujours, tu te promets mille et une chose comme ne plus se faire mal à penser à elle. Tu craques au bout de 2 secondes. Tu l’aimes,sa te fais du mal et plus tu as mal plus tu l’aimes.
Pas encore trouvé la solution, j’te jure si je trouve je fais tourner!
Bisou <3