Écoute, fils. Dans la vie, il y a trois types de personnes : il y a celles qui prennent la vie comme elle vient, où, à chaque emmerdements, à chaque saloperies, elles se la prennent violent en pleine gueule, et poursuivent leur vie, avec ces saloperies en tête, sans essayer d’y faire face. Ces personnes te suce l’emmerdement, l’avale bien fort, et ça leur reste sur l’estomac, et ils continuent. Un autre arrive, ils te le suce, l’avale, ainsi de suite. Et ne le font jamais sortir. Et ça s’additionne, comme ça, toujours plus. Dans ces gens là, tu peux être sûr qu’un jour ou l’autre, ils vont péter les plombs. Un rien qui va les tracasser, un emmerdement de trop, et là, tu peux être sur que ça va être festif. Il faut le voir pour le croire.
Ces gens là, méfie toi d’eux, tiens-toi loin d’eux. Ils ont tant de malheur sur les épaules qu’ils vont essayer de te le refiler, et ça va influer sur ton mental. Tu vas te sentir obligé de partager leurs malheurs. Et tu vas être malheureux à ton tour.
Ensuite, l’autre type de personnes. Elles se prennent des emmerdements dans la gueule, ils se la prennent violent dans la gueule. Comme le 1er type de personnes. Sauf que ce type là, il va te prendre l’emmerdement, le manger tout cru, et en tirer les bonnes choses. Ils ne s’apitoient pas sur leur sort. A chaque emmerdements, ils tombent, mais se relèveront toujours mieux que la fois précédente, et seront préparés au prochain emmerdement. Eux, côtoient les. Tu n’en tirera que du bon. Ils seront toujours là à t’aider à te relever, et non pas, comme les 1eres personnes dont je t’ai parlé, à essaye de t’emmener avec eux dans leurs malheurs.
J’espère que tu me suis.
Et, il y a le 3ème type de personnes. Celui qui s’est tellement pris de saloperies dans la gueule qu’au bout d’un moment, à force de s’en relever, les saloperies ne les atteignent plus. Appelle ça un mur, une carapace psychologique : ils ont appris à se protéger. Ni plus, ni moins. Et ceux là, tu peux également les côtoyer, essaye de te construire un mur, comme eux. Protège toi autant que possible. Sinon, tu ne t’en relèvera pas.
Mais, fiston, fais attention. Tu croisera toujours sur ton chemin quelqu’un qui va trouver une faille dans ce mur. Cette personne arrivera à te casser tout ton mur en 2, 3 paroles échangées. C’est ce qui peut t’arriver de pire. Tout ce que tu auras construit sera remis en cause. Et là, tu douteras de ta propre vie. Et force est d’admettre que le doute, c’est ce qui est le pire dans les choix que tu prendras.
Mais cette personne, à te faire douter de la sorte, tu l’aimera. Quoiqu’il arrive, tu l’aimera, et tu vas te battre pour elle. Tu sais pas pourquoi. Elle te fera tomber assez facilement, tu te relèvera, mais tu vas te battre. Et ça, je dois te dire que c’est la meilleur leçon de vie qu’il puisse t’arriver, car tu changeras à cause (grâce ?) à cette personne. Et tu comprendras ce qu’est, finalement, de vivre, et de comprendre certaine choses. Autant à propos de toi, que des autres.
Et ça, mon gars, quand ça t’arrivera, y’a pas 36 solutions : accroche toi.
4 commentaires pour “Dialogue interne.”
Et quand le jour arrive ou celle ou celui qui a trouvé la faille s’engouffre dedans et détruit tout. Mais tu l’as dit toi même, « on tombe, mais on se relèvera toujours mieux que la fois précédente ».
Très beau texte, une vérité éclatante. Merci.
Tellement vrai… Ca vient de m’arriver et je dois dire que c’est une très bonne chose. J’ai envie de me battre malgré les souffrances endurées. Ca pourra prendre des années, peu importe, mais ça va changer.
Putain mecton, j’en ai la larme a l’oeil
J’dois faire partie de la 1e catégorie, parce que quand quelqu’un fait tomber mon mur, moi j’ai juste envie de lui casser la gueule… =/
Comment, or gtfo !